Double jeu ?
Par Admin le vendredi 23 décembre 2011, 16:37 - Élysée 2012 - Lien permanent
Chacun a pu entendre (et voir) les déclarations de Nicolas Dupont-Aignan, qui n'est pas tendre avec la politique de Sarkozy, et qui s'affiche ouvertement comme un adversaire résolu du Président sortant.
Il serait intéressant que Nicolas Dupont-Aignan explique aux Français que, dans le même temps, il négocie avec l'UMP des investitures pour les membres de son micro-parti (et probablement pour lui-même également).
A cet égard, la liste des investitures que l'UMP vient de dévoiler pour le département du Nord est édifiante :
1°- Hervé-Marie Morelle (UMP).
2°- Caroline Vannier (UMP).
3°- Christine Marin (UMP).
4°- Marc-Philippe Daubresse (UMP).
5°- Sébastien Huyghe (UMP).
6°- Thierry Lazaro (UMP).
7°- Régis Cauche (UMP).
8°- Salima Saa (UMP).
9°- Bernard Gérard (UMP).
10°- Christian Vanneste ou Gérald Darmanin (UMP).
11°- Michel Plouy (UMP).
12°- Marie-Sophie Lesne (UMP).
13°- François Rosseel (UMP).
14°- Jean-Pierre Decool (UMP).
15°- Françoise Hostalier (PR).
16°- Mireille Morelle (UMP).
17°- Bruno Bufquin (UMP).
18°- François-Xavier Villain (DLR).
19°- Olivier Capron (UMP).
20°- Monique Huon (CPNT).
21°- Jean-Louis Borloo (PR).
http://www.lavoixdunord.fr/actualite/L_info_en_continu/Region/2011/12/13/article_nord-les-candidats-ump-aux-l-eacute-gisl.shtml
On remarquera aussi la présence d'une candidate CPNT, ainsi que celle de Jean-Louis Borloo (c'est le remerciement pour le retrait de sa candidature à l'Élysée ?).
Il est clair que l'UMP a décidé de ratisser large, et de tous les côtés.
On comprend mieux l'assurance de NDA sur la question des parrainages : un statut de sous-marin du Président sortant lui assurerait la bienveillante attention des élus UMP.
__Alors, NDA vrai souverainiste ?
ou sous-marin du mondialiste Sarkozy ?__
Commentaires
Il y a toujours un "double jeu" dans les prises de position des politiques. Le système institutionnel veut que les adversaires les plus virulents soient en même temps les meilleurs alliés. N'a-t'on jamais dit que Jean-Marie Le Pen avait été le meilleur allié de Mitterrand alors que, en 2002, il a surtout permis de faire réélire...Jacques Chirac?
Il faut dépasser ces considérations et faire davantage attention à l'authenticité du discours lui-même et, si possible, aux réalisations concrètes des politiques concernés. A ce double niveau-là, Philippe de Villiers n'était pas si mal placé si ce n'est que, en semblant trop concurrence Jean-Marie Le Pen en 2007, il est apparu comme un concurrent de ce dernier alors que, à l'époque, Nicolas Sarkozy avait déjà tiré les leçons de 2002.
2012 sera différent mais les élections passent, les réalités économiques et sociales affichent de plus en plus leur indépendance par rapport au contexte strictement électoral.